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Mon "périple italien" commence en 1978 : là se crée pour moi
une osmose entre l'imaginaire et le réel qui nourrit mon travail
quotidien: sur mes toiles, dans mes dessins, j'essaye de capter
la résonance d'un vécu, empreint, peut-être, d'une métaphysique
culturellement assimilée, mais, surtout, de l'inquiétude propre
aux bonheurs incertains. Je m'y suis tenu. Depuis lors, je continue.
Sur le territoire infini de la figuration, les trajets peuvent être,
dans leurs mouvances, droits, tortueux, tranchés, surprenants. J'aimerais
que ma trajectoire soit celle où l'univers intérieur prouve son
existence, grâce à la rencontre d'un espace affectivement annexé.
Je laisse à mes "places" en témoigner.
Michaël Leibovici
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